Comme certains d'entre vous le savez, au mois de février, c'est le Carnaval de Venise. Une tradition plus vieille que la Molson Dry ou la Labatt, je dois vous dire. Étant une jeune étrangère (ou immigrante légale, à vous de choisir) à la recherche constante de choses "tellement typiques", je prends le train de 15h (cette fois, sans le manquer), en route pour Venise. Évidemment, je ne suis pas seule. Katerina devait y aller, mais finalement elle et Francesco retournent dans leur patelin pour quelque jours. Je me glisse donc dans le groupe déjà formé de Mylène, Joël (qui était là à notre aventure à Modena) et David, un français.
Le plan était de passer la soirée à Venise et de repartir le lendemain. "Mais où as-tu donc dormi?", je vous entends déjà me le demander. Certainement pas dans un hôtel de luxe avec vue sur le Grand Canal. Le choix s'est plutôt arrêté sur un camping en dehors du centre, où on dort dans des petites cabines en chambre double. Dans l'autobus pour s'y rendre, on voit le paysage de Mestre défiler sous nos yeux en devenant de plus en plus laid: usines, containers, vieilles clôtures en métal se succédaient et nous faisaient craindre le pire. En plus, c'est finalement vraiment loin de Venise (20 minutes de bus jusqu'à la gare de Mestre). On débarque de l'autobus à la tombée du jour avec comme trame sonore le bruit des grosses flammes d'une usine non loin du camping. Après un check-in compliqué, on se met à la recherche de nos cabines respectives en se disant: Comme c'est beau Venise, comme c'est romantique. On se serait crus dans un camping quelque part aux États-Unis. Finalement, nos cabines sont toutes propres et bien chauffées. Le coucher du soleil offrait une image assez particulière du site, et j'ai pris quelques photos.
Mais on est quand même pas venus à Venise pour se mettre guerlot au rhum dans une cabine de camping. À "go" on s'est lancés vers le prochain bateau pour Venise (c'est plus chic que l'autobus) et en 20 minutes on était arrivés. Plusieurs d'entre nous se sont achetés les fameux masques du carnaval au premier kiosque trouvé. Pour ma part, le prix (18 euros) m'a rebutée. J'aurais eu fière allure mais à quoi bon payer une fortune pour quelque chose qui finira "écrapouti" dans le fond de mon sac? Notez que pour la photo, j'ai emprunté un masque cheapo qu'un californien avait déjà acheté quelque part. Mais revenons à nos moutons. Venise c'est si beau! C'est cliché je sais mais c'est VRAIMENT SI TANT BEAU! C'était particulier comme sentiment de se promener dans les rues et de rencontrer des gens déguisés, plusieurs avaient de supers beaux costumes de carnaval traditionnels, j'en ai rencontrés d'autres habillés en Batman, en Bob l'éponge ou en mexicain (pourquoi pas?), bref, beaucoup de diversité. Certains s'étaient juste fait un maquillage fantaisiste évoquant le masque. Sur la Piazza San Marco, c'était plein. On fraternise avec des inconnus, un italien maquillé en harlequin m'offre du vin (ça ne goûtait pas le vin), je parle de America's Next Top Model avec quelques californiens, qui nous ont rejoint plus tard.
Malheureusement, il faut quitter dès 23h puisqu'il ne faut pas manquer notre dernier autobus pour notre cher Camping Fusina. Je serais volontiers restée toute la nuit, mais il fait vraiment frette à Venise. Et puis quand même on a eu une chouette soirée. À la gare, je croise par hasard Régis, qui avait disparu de la surface de la terre durant les 2 dernières semaines. Hourra, il est vivant!
Je dois maintenant aller à la Coop. Ça me fait penser, je dois regarder le prix de la livre de beurre.* Aussi, j'ai décidé de mettre des photos sur flickr. J'ai commencé à le faire mais j'ai rapidement atteint ma limite et je dois attendre au 1er mars pour en remettre d'autres. Vous pouvez quand même vous rincer l'oeil sur www.flickr.com/siropdelapin.
*Le prix pour un bloc de 250 g est de 85 centimes. Faites le calcul!
