Quand je suis revenue de France, j'ai eu un gros rhube pendant un bon 3-4 jours: Bienvenue à Bologne, "tin", v'là un rhume et de la pluie! Youpi. Ça fait maintenant 2 semaines que je suis revenue, retour à la réalité: je dois étudier.
Je vous explique brièvement le système universitaire italien, pour ceux encore ignorants dans le domaine. Si l'Italie peut se vanter d'avoir des tonnes de ruines, des mamma qui cuisinent des sauces à spaghatte délicieuses dans des grosses marmites, des belles peintures, du bon café et une gestuelle géniale, l'école c'est toute une autre affaire. Alors voilà: rien à faire de la session, mais à la fin il y a un examen écrit et un oral. Pour ma part, les deux cours que j'ai sont des cours d'histoire de l'art. Pour l'examen écrit, je dois donc étudier tous les manuels d'histoire de l'art que je trouve sur mon chemin (j'en ai pas encore trouvé dans les bacs de recyclage par contre), mémoriser des tonnes d'oeuvres par coeur, Ghirlandaio, Aspertini, Leonardo, tous ces gars-là. À l'examen, le prof projette des diapo: une dizaine, 5 minutes chacune pour identifier l'artiste, le titre de l'oeuvre et l'année ainsi qu'un bref commentaire ("full beau"). J'ai un cours où une chance, les étudiants étrangers n'ont pas à faire l'examen écrit. Par contre, mon prof d'histoire de l'art médiéval est particulièrement sournois. Les diapo sont souvent des "zoom" de peintures, donc comment je suis sensée savoir que la face de Saint-Mathieu ou qui sais-je encore est en fait à l'extrémité droite du crucifix de machin? En tout cas, ils sont de même en Italie. Après, si je passe l'examen écrit, j'ai l'immense privilège d'avoir un entretien avec le prof ou un de ses nombreux assistants; cet entretien, c'est l'examen oral. Pour ça, je dois lire et relire un livre au choix parmi une liste dans le plan de cours et répondre à une question en lien avec le contenu. Le prof me propose une note sur 30, j'ai le choix d'accepter ou de refuser. Si je refuse la note, j'ai la possibilité de reprendre l'examen oral; il y a 3 "appels".
Le bon côté de tout ça, c'est qu'étant étudiante étrangère, je me fous de la note. Sur mon relevé de notes de l'Université de Montréal, ça sera écrit "Équivalent". Donc si j'ai 18/30, ou 30/30, on s'en fout. En autant que je passe. Le mauvais côté c'est que c'est con comme système. Et donc 1 mois et demi à l'avance, je dois aller presque chaque jour à la bibliothèque pour regarder des images de statues et de madones tristes parce que Jésus est mort. Hé seigneur!
Mais bon, assez chiâlé. Ça fait 2 semaines que j'ai pas écrit parce que je savais pas quoi donner comme nouvelle. Mais hier j'ai passé une assez drôle de soirée qui mérite sa place sur mon blogue. En fait, Magda, la blonde de Benji (aussi mon amie), mon coloc chilien, est venue coucher à la maison. Elle est arrivée vers 22h30 en me disant qu'elle allait rejoindre deux de ses amies du secondaire italien. Magda vient d'une région au nord de l'Italie, sa langue maternelle est l'allemand mais elle a appris l'italien à l'école. Donc ses amies sont ici pour faire de la traduction italien-allemand-anglais pour deux allemands qui, attachez-vous bien, sont venus assister à une convention de VÊTEMENTS ET D'ACCESSOIRES POUR CHIENS. OUI! Je pouvais pas mieux tomber. Donc on va les rejoindre, sur Piazza Verdi. C'est drôle parce que les allemands sont vraiment le cliché des allemands un peu brusques et qui parlent fort. Au début j'étais contente parce qu'ils ont ben du cash et je me faisais payer des mojito, "enwèye don". Et puis on parlait de chiens, je trouvais ça extrêmement drôle et absurde. Mais bon un des gars aimait bien s'écouter parler, donc après une demi-heure de chien, on a eu droit à ses états d'âme quand il conduit un tracteur, ses opinions sur le marché du thon, sur le végétarianisme (les végétariens ont quelque chose qui manque dans le cerveau donc ils sont pas aussi intelligents que les autres, etc.) Inutile de dire qu'après Obama et Las Vegas j'en avais plein mon cass' (ça rime). On feint la fatigue et avec Magda, on rentre boire une bouteille de vin chez moi.
Sinon, la vie continue. Le temps passe vite. Hier, je suis allée me chercher une pizza à la pizzeria en bas de chez nous. En attendant mon festin, je me prends un magazine au hasard. Ça s'avère être une revue faite exprès pour les "chefs" de pizza: annonce de fours à pizza, recettes, congrès de pizza, des photos du meilleur "pizza man" d'Italie avec Miss Italia, etc. Mais j'ai trouvé ça drôle parce qu'à une page, il y avait une pub pour un four à pizza extra-puissant sur lequel trônait une pitoune italienne en robe de soirée. Je me suis dit, dans le monde, y a les pitounes de char et en Italie, y a les pitounes de fours à pizza.
Fin de l'entrée.

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RépondreSupprimerHahaha, des pitounes de fours à pizza. Quelle classe! Ça doit être chaud et confortable pour elles. Bonne chance avec les diapos et pour les commentaires, je ne sais pas, tu pourrais écrire qu'à tes yeux, toutes les toiles religieuses italiennes se ressemblent. Ça me semble un bon plan. Et garde en tête que lorsque tu seras bachelière en traduction avec une majeure en études italiennes, hé bien ensemble nous pourrons traduire des conventions de vêtements pour chiens. Toi l'italien, moi l'allemand et on se partage l'anglais et le plaisir.
RépondreSupprimerTe voglio bene.
Contente que tu sois de retour sur le blogue. A Montréal est né le dimanche 3 mai un adorable petit gars nommé Félix. Un nouveau petit petit cousin pour Jeanne!
RépondreSupprimerBerlusconi trouve certainement cette publicité géniale.
RépondreSupprimerNon mais regarde-moi la photo! On n'a pas a chercher de midi a quatorze heures pour connaitre le fantasme supreme des chefs de pizza!
RépondreSupprimerJe ne dirai plus jamais d'un chef qu'il est un vrai chef avant de savoir tout ce qu'il a fait sur son four, et avec quel genre de pitoune ca s'est passe.