samedi 7 mars 2009

Ravissement et émerveillement à Parme, la ville des chats


Aujourd'hui Mylène et moi on était dues pour une deuxième expédition secrète (rappellez-vous de Modène).  Mais on avait quand même mis Miranda au courant; c'est une hollandaise ben fine qui habite dans la résidence avec Mylène.  Quelle sera notre destination de rêve cette fois? Parme.

Une super belle journée en plus.  Je pourrais pas vous dire la température exacte, mais le ciel était d'un bleu si bleu que c'en était presque indécent, et il faisait si chaud qu'au soleil il fallait absolument enlever son manteau.

Ce qu'on a trouvé de bien à Parme, c'est que le coin de la gare était pas trop glauque.  Bien sûr, il y avait quelques hommes pour nous faire des bruits de chats ("grrrr" ou "tssk tssk", vraiment charmant) mais le centre historique était à 5 minutes de marche à peine de la station.  Et quel centre! À notre arrivée, en début d'après-midi, tout était fermé mais ça nous a donné l'occasion de se balader dans les rues, sous le soleil chaud.  Le soleil italien.

C'est sur une terrasse située dans une belle grande piazza que notre choix "pranzo" (dîner) s'est arrêté.  On se prend chacune un menu du jour: assiette de pâtes aux tomates et basilic pour Mylène et moi, et crêpe au parmesan (et autres ingrédients dont je ne me souviens plus) pour Miranda.  Après, on s'est régalées d'une sélection de prosciutto et de salami, avec de mon côté une petite pensée pour mon frangin.  On avait aussi quelques bouts de parmesan, donc on s'est offert les spécialités de Parme pour un prix raisonnable.  Youpi! Rassasiées et un peu pompettes du vin 'frizzante' (pétillant), on s'élance à grands pas dans tous les kiosques qu'on voit.  C'est que depuis Férrâre, Mylène et moi on s'est découvert une passion sans borne pour les cartes postales de mauvais goût.  Et on n'a pas le choix de toute façon, parce que pour une raison que j'ignore, dans toutes les villes que j'ai visitées en Italie jusqu'à maintenant, les 'belles' cartes postales se font rares.  Ou bien elles ont l'air d'être dans le 'rack' depuis 1989, ou bien elles sont d'une laideur tellement épouvantable qu'il nous faut les acheter.  Miranda avait pas l'air de comprendre, mais elle connaîtra l'illumination un jour.

Mais on ne peut pas faire du tourisme sans visiter un monument, une église, un musée, un parc, une maison natale de quelqu'un, un château, une forteresse, ou photographier des vieilles portes, des petites rues pittoresques ou des statues équestres.  Alors après notre petit lunch, on s'élance vers la cathédrale la plus proche, qui s'adonne à être: LA GRANDE CATHÉDRALE DE PARME!!! Je suis nulle pour décrire des monuments, mais c'est grand, et c'est vieux (construit quelque part au 11e siècle).  À l'intérieur, c'est impressionnant.  Mettons que les plafonds sont plus hauts que dans mon appart, pis une belle job de peinture.  Non mais sérieusement.  Des tas de fresques partout, tellement partout que je savais pas où regarder, tellement partout que j'en ai un torticoli.  

J'ai oublié de vous raconter que sur la piazza devant la cathédrale, une foule d'adolescents (environ une quarantaine) faisaient une bataille d'oreillers à plumes.

Un peu fatiguées on commence à marcher vers la gare, en voulant faire un saut au Teatro Regio (XIXe siècle).  On ne peut pas voir la grande salle, avec les balcons et tout, mais en revanche on arrive pile-poil pour un concert de musique classique gratuit (Prokofiev).  En voulez-vous de l'émerveillement?

Ravies et émerveillées (poil aux pieds, où j'ai mal), on rentre à Bologne vers les 18h.  Basta!

3 commentaires:

  1. Loin de moi l'idée de commenter pour me plaindre, mais wow. Je ne peux plus vivre ici en sachant tout cela. C'est trop dur. Chaque jour un peu plus (sauf la journée au bureau de l'immigration). Hé bien, chère Jeannette, délecte-toi de toutes ces spécialités italiennes autant que faire se peut. C'est ton devoir. Et continue de penser à nous en mangeant, nous qui te regardons les yeux brillants d'envie et la salive au coin de la bouche.
    Maintenant, repose tes petits pieds. Va.
    Te voglio bene! xx

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  2. Quelle belle assiette de cochonailles. Ça me rappelle un certain restaurant à Bologne. Parme semble une ville bien. Il faut dire que le beau temps y est pour quelque chose.
    Tu devrais mettre la photo de toi avec ton café "coeur".

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  3. Miam Miam,.... cette assiette me fait vraiment envie. Décidément, tout cela est "parmant", heu, je voulais dire pâmant.

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