Faisons un saut dans le temps, à la manière de Back To The Future*. Vous rappelez-vous de cette entrée de blogue où je disais que j'avais reçu un message texte de la police qui me convoquait au bureau de l'immigration le 3 mars à 8h42. J'étais persuadée qu'ils avaient fait une faute de frappe dans mon message mais Mylène, qui doit passer à travers la même chose que moi, me montre que son rendez-vous à elle est en fin juin, à environ 10h37. Tout ça pour dire que aujourd'hui, c'est le jour J. Je me lève à 7h, maudissant mon mal de gorge et mon nez bouché; ça sera une super journée. Quel temps fait-il? Un temps de cul.
Le bureau de l'immigration se trouve sur une rue en périphérie de Bologne, dans un coin 'laitte', parsemé de petites usines et hangars beiges et gris. C'est le genre de style industriel qui peut avoir son charme, mais vu les circonstances, je trouve ça plutôt déprimant. Surtout que bon, j'ai mal calculé mes distances et j'arrive à 8h50. Mais je commence à les connaître les italiens, et je me suis dis que s'il y a un pays dans le monde qui n'a aucune ponctualité, c'est bien l'Italie.
Je m'attendais à une salle avec des chaises et des panneaux affichants des numéros, et des guichets, et tout. Eh bien non. L'entrée donne sur une petite cour où plein de gens se parlent, brandissent des formulaires, et ont l'air un peu perdus. Je ne sais pas trop si je dois attendre avec eux dehors mais après 2 minutes d'hésitation je décide d'entrer dans la pièce principale.
Alors à cet endroit il y avait une foule de gens amassés derrière des clôtures de métal (le genre qu'on voit à des concerts, près de la scène) qui n'ont pas l'air de savoir quoi faire. La salle est complètement dépouillée de toute décoration ou meuble, il y a 3-4 portes qui mènent on sait pas trop où, c'est un bordel total, bienvenue en Italie quoi. Je me sentais si misérable que j'aurais donné n'importe quoi pour avoir un foulard sur la tête, noué sous le cou, juste pour faire plus "immigrant old fashioned". Après 10 minutes, je finis par comprendre que ça ne fonctionne pas par numéro, mais par appel de nom. Et ce que je finis par savoir aussi, c'est que les italiens sont plus ordonnés que je pensais et que j'ai été appellée pendant les quelques minutes précédentes (alors que j'étais occupée à être en retard). J'ai donc été placée à la fin de la liste.
Je parle à un monsieur qui est vraiment gentil et on intercepte un employé (parce qu'il est évidemment impossible de savoir quoi que ce soit) qui me dit que je peux passer à la file des guichets, comme beaucoup de gens n'ont pas répondu à l'appel.
J'ai attendu environ 20 minutes aux guichets, essayant de voir si les garçons des guichets semblaient gentils. C'est qu'au fond, je sais pas vraiment ce que je viens faire ici, et j'ai peur d'avoir oublié des documents, et qu'on se fâche contre moi, en italien en plus. Mais finalement, ça se passe comme un charme, et le mot est juste parce que je me suis fait cruiser par 3 employés en même temps, visiblement séduits par mes grosses cernes et mes cheveux pleins d'humidité. Qu'à cela ne tienne! Mes empreintes digitales sont maintenant dans les archives italiennes (ce qui est un peu épeurant).
Toutefois, l'Italie étant ce qu'elle est, je ne pouvais quand même pas revenir chez moi, simplement comme ça, pour récupérer le sommeil perdu. Non. Après avoir passé la matinée à attendre, on me dit que je dois aller dans un autre bureau de l'immigration près de la Piazza Maggiore pour faire d'autres empreintes digitales. Évidemment, je trouve pas le bureau, je me fais "revirer de bord" trois fois, et ai-je précisé qu'il pleuvait à boire debout? Peu importe, je finis par trouver, et à 16h j'ai fini cette journée de merda.
*Les experts en voyages dans le temps savent toutefois qu'il faut à tout prix éviter d'interagir avec quiconque et surtout de se rencontrer soi-même dans le passé car cela pourrait causer des failles spacio-temporelles et éventuellement réduire le monde à néant.

VDM
RépondreSupprimerLou,je suis fière de te connaître Jeanne,je te trouve très comique,je viens faire mon tour sur ton blog tout les jour en espérant que tu as écris quelques choses de nouveau,tu es spécial et je t,adore ,tu me fais rire ,j,ai une de tes photos avec ton babbo et ta mamma,vous êtes beaux tout les trois,une tante que tu ne connaîs pas encore,bye
RépondreSupprimeron dit paradoxe spatio-temporel. pa-ra-do-xe. pour une fille qui dit que retour vers le futur est son film préféré, c'est pas fort fort..
RépondreSupprimerMAIS NEUONH!! C JUSTE UNE JOKE. tu connais mieux les répliques que moi, banane
Les anonymes que je connais, vous pouvez vous identifer à la fin? Je parle pas de la tante que je connais pas encore... parce que celle-là je la connais pas.
RépondreSupprimerNous avons eu la joie de passer quelques jours à Bologne avec Jeannette. Elle vit comme les Italiens tout en conservant ce petit quelque chose de différent des Québécois. Et ça marche. Elle s'est fait beaucoup d'amis de plusieurs nationalités et tout le monde semble l'apprécier, ce qui ne surprendra pas ceux et celles qui la connaissent.
RépondreSupprimerQuelle est cette tante que je ne connais pas. Aurais-je un frère inconnu ?
Allo Suzanne,ben voyons toi tu me connais ,c'est Louise,je suis certaine que Jeanne ne se rappelle pas de moi ,elle étais petite la dernière fois que je l,ai vu mais elle a gardé cette belle frimousse,j'ai suivi François dans son voyage et maintenant c'est Jeanne,j'ai toujours hâte de venir sur son blog,ça me fait voir des choses ,à la prochaine bye
RépondreSupprimerOups! s'cusez mon manque de tact. C'est que je me méfie d'internet parfois. :)
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