lundi 23 mars 2009

Youpi


Cette nuit, ma maman est apparue dans mon rêve pour me dire de laver mes draps.  Je pense que je vais faire ça demain.  

Autrement, la vie continue.  Niveau culinaire, je découvre de nouvelles façons de faire des pâtes.  L'autre fois, on a hébergé un type nommé Giorgio, c'est un ami de Luca et Benji.  Lui, il l'a l'affaire avec les pâtes.  Un paquet de roquette finement haché, une gousse d'ail, un peu de champignons, de l'huile et basta.  Ne pas oublier le parmesan.  Hier, j'ai aussi trouvé une place à kebab tenue par un Indien dont le frère habite à Montréal: il mondo è piccolo.

Côté lecture, je me sens pas assez à l'aise pour lire du Umberto Eco en italien.  De toute façon j'ai plein de lecture déjà: je viens de finir Siddharta, de Herman Hesse, livre qui m'a donné envie d'aller vivre dans une cabane près du Pô et d'écouter le fleuve me parler en me nourrissant exclusivement de bananes (seuls ceux qui l'ont lu peuvent comprendre).  La seule chose que je lis en italien, hormis les informations nutritives sur les produits que j'achète, c'est Dylan Dog.  C'est une bd d'une centaine de pages qui paraît mensuellement dans tout bon kiosque italien.  Dylan Dog, c'est l"indagatore dell' incubo"(le 'détective des cauchemars') , il enquête sur des cas mystérieux, des histoires de zombies, de possession diaboliques, de pactes avec la mort, d'adorateurs de satan.  Il habite à Londres avec son bras droit, Groucho Marx, le 'comic relief' de l'histoire.  À chaque aventure, quelqu'un vient faire appel à Dylan Dog pour résoudre une affaire mystérieuse, la plupart du temps une jolie femme, dont Dylan Dog 'tombe amoureux' (MON OEIL!!!).  Cette bd possède donc les trois critères les plus importants selon moi: Un bel homme, de la violence, du sexe, et des zombies (je sens que mes collègues amateurs de bd du MDL seraient fiers de moi).  Bon, ça fait quatre, en tout cas.  Jusqu'à maintenant je n'ai rencontré aucun italien qui aimait Dylan Dog, ou qui l'avait déjà lu, ce qui fait de moi la groupie par excellence (j'ai même un briquet Dylan Dog).

Cette semaine, j'ai aussi vu mon premier film doublé en italien, plusieurs d'entre vous le savent déjà mais je pense qu'il s'agit là d'une information pertinente.  Le film était: Nemico publico No1 (Ennemi public no1), le film sur la vie de Jacques Mesrine, le célèbre gangster français qui a "oeuvré" dans les années 60 et 70 en France mais aussi au Québec.  Avec Vincent Cassel et... Roy Dupuis.  Le choc du doublage ne fut pas trop intense, malgré que c'est assez étrange de voir Roy Dupuis et Vincent Cassel parler en italien sur le Pont Jacques-Cartier.  Ou quand Roy Dupuis sacre, il dit "cazzo", mais je peux très bien voir qu'il dit "criss" en réalité.  Je m'habituerai.  Je ne sais pas si ça sortira en salles au Québec, mais j'espère que oui pour vous parce que c'est pas mal bon.  Y a pas de zombies, mais ça va.

Les vacances de Pâques s'en viennent.  Je pensais en profiter pour aller dans le sud de la France car j'ai des amis à Aix-en-Provence et à Marseille.  Le reste de l'Italie, je me le réserve pour après les examens.

mardi 17 mars 2009

C'est ça qui est ça


Mes entrées de blogue deviendront de plus en plus espacées.

Après deux mois à Bologne, j'ai ma routine.  J'ai rencontré des gens qui sont devenus mes amis (voir la photo de vampires italiens aux yeux rouges ci-dessus).
J'ai découvert des endroits où je retourne régulièrement, je me suis familiarisée avec la langue, je me suis pris des habitudes.  Écrire trop régulièrement sur mon blogue me semble désormais un peu ennuyant, j'ai donc l'intention de le mettre à jour seulement lors de voyages merveilleux ou de découvertes absolutely extraordinaires, donc une fois par semaine environ.

Dans le même ordre d'idées (voyez que j'utilise bien les marqueurs de relation), j'ai décidé d'aller beaucoup moins sur internet, donc si je ne réponds pas tout de suite à vos emails, ce n'est pas que j'ai été mordue par un vampire italien ou que j'ai succombé à un empoisonnement alimentaire de prosciutto pas frais, c'est juste que je suis occupée à : prendre l'aperitivo, aller à l'école, écrire (Diem Perdidi, je ne t'oublie pas), lire, participer à des gigantesques pranzo (dîners) qui durent des heures, me prélasser au soleil de plus en plus chaud, découvrir les mille manières de faire des pâtes, bref, vivre ma vie italienne.  Toutefois je tâcherai de faire un effort pour donner des nouvelles régulièrement à mes "genitori" (parents).  Voilà!

Je continue aussi de mettre des photos sur flickr une fois de temps en temps, jettez-y un coup d'oeil.


mardi 10 mars 2009

Chronique people (pipeul)


À la demande générale, je mets une photo de mon café et moi.

Quand je suis revenue de Parme, il y avait un inconnu en train de faire son lavage dans la salle de bain.  Vous imaginez bien que je suis un peu restée bête, sur le coup.  Mais on a fait connaissance: il s'appelle Francesco (oui, un autre!), il a habité ici pendant 4 ans (il connaissait déjà Benjamin, mon coloc chilien, et Luca, mon coloc italien, et sont tous les trois de très bons amis) et il revient tout juste d'une petite tournée en Europe avec son groupe.  Tous les Francesco semblent être sympathiques, parce qu'on a écouté The Yardbirds et Love, et on a plusieurs goûts en commun.

Lundi, Francesco numéro 2 (celui que je viens de rencontrer, car le Francesco numéro 1 ne supporterait pas d'être un autre numéro que le numéro 1) m'invitait à aller le voir jouer dans un sous-sol (public, mais sans nom) sur via Del Pratello.  J'y vais donc avec Benji, en pensant avoir toute la soirée devant moi.  Mais coup de théâtre, en attendant pour entrer dans la salle, je reçois un appel de Katerina qui me dit: "Est-ce que tu viens au concert de Francesco numéro 1 ce soir?" Fuck.  Moi qui pensais que c'était mardi soir, son pestacle.  Peccato, que je pense, dommage quoi.  J'avais promis à ce Francesco numéro 1 que j'irais, mais j'étais quand même intriguée par la performance de ce Francesco numéro 2.  Cependant, tout se règle car le premier concert commence assez tôt, et ne dure pas très longtemps.  En fait, Francesco numéro 2 était tout seul à faire des bruits avec des circuits électriques, des balles de ping pong et des casseroles.  Je sais que ça a l'air bizarre, et plus je me relis plus je trouve ça drôle.  Tout ce que je peux dire c'est que j'ai vraiment aimé ça, c'était pas mal 'figo' (cool), tous ces arrangements.   Une fois la chose terminée, je le félicite et salue tout le monde (ben, pas tout le monde, quand même, je suis pas si populaire) et je marche à pas rapide vers le Transylvania, ou Francesco numéro 1 joue avec son groupe, Murder Therapy.

Pas besoin d'être une bollé en anglais pour comprendre c'est quoi comme genre de place, le Trrransylvania.  C'est le rendez-vous de tous les métalleux de Bologne: mettons que je me sentais "pas rapport" avec ma petite veste rose.  Pour la décoration, on aurait dit que Décore ta vie (ou Manon, tu m'inspires) était passé par là, tellement le thème gothique était évident.  Pour décrire un peu, je dirais que ça faisait style "Halloween perpétuel au manoir de Dracula": citrouilles, têtes de morts, immenses chandeliers en fer forgé, grands rideaux rouges... au sous-sol, où les groupes se produisaient, c'était plutôt le genre 'crypte', avec des fausses plaques de personnages peu reluisants de l'histoire (le seul que j'aie retenu étant Charles Manson).  Quant aux tables, elles étaient en forme de cercueil vitré de façon à voir des "cadavres" (probablement bricolés par Ginette de Décore ta vie).  Bref, c'est ça.

Il restait deux groupes avant de voir Mourrrder Terrrapy (il faut prononcer à l'italienne).  Comme on est VIP, Katerina et moi on a des coupons pour une consommation gratuite.  Dans la catégorie cocktail, on choisit évidemment le plus cher, qui est un mélange tout à fait abominable de curaçao, de gin, de rhum, bref tous les alcools forts réunis sans une goutte de jus ou de pétillant quelconque.  On en a eu pour notre coupon, en tout cas.  Et boire cette consommation nous a permis de s'éloigner quelques temps de la scène, où les jeunes hommes vêtus de noirs se faisaient aller les cheveux.   J'avais aussi peur du chanteur; étant pleine de préjugés je l'ai étiqueté comme "néonazi schizophrène".  Et pis les vampires italiens, ça mord fort.

Après une heure d'attente NOTRE Francesco numéro 1 fait sa performance tant attendue.  Le metal, c'est pas mon genre de musique, mais Francesco il l'avait l'affaire, même s'il était déçu (défaillances techniques), moi j'y ai cru! Bien joué petit!

Voilà qui met fin à cette soirée bien remplie: deux concerts de deux Francesco, je suis-tu assez big shot?

samedi 7 mars 2009

Ravissement et émerveillement à Parme, la ville des chats


Aujourd'hui Mylène et moi on était dues pour une deuxième expédition secrète (rappellez-vous de Modène).  Mais on avait quand même mis Miranda au courant; c'est une hollandaise ben fine qui habite dans la résidence avec Mylène.  Quelle sera notre destination de rêve cette fois? Parme.

Une super belle journée en plus.  Je pourrais pas vous dire la température exacte, mais le ciel était d'un bleu si bleu que c'en était presque indécent, et il faisait si chaud qu'au soleil il fallait absolument enlever son manteau.

Ce qu'on a trouvé de bien à Parme, c'est que le coin de la gare était pas trop glauque.  Bien sûr, il y avait quelques hommes pour nous faire des bruits de chats ("grrrr" ou "tssk tssk", vraiment charmant) mais le centre historique était à 5 minutes de marche à peine de la station.  Et quel centre! À notre arrivée, en début d'après-midi, tout était fermé mais ça nous a donné l'occasion de se balader dans les rues, sous le soleil chaud.  Le soleil italien.

C'est sur une terrasse située dans une belle grande piazza que notre choix "pranzo" (dîner) s'est arrêté.  On se prend chacune un menu du jour: assiette de pâtes aux tomates et basilic pour Mylène et moi, et crêpe au parmesan (et autres ingrédients dont je ne me souviens plus) pour Miranda.  Après, on s'est régalées d'une sélection de prosciutto et de salami, avec de mon côté une petite pensée pour mon frangin.  On avait aussi quelques bouts de parmesan, donc on s'est offert les spécialités de Parme pour un prix raisonnable.  Youpi! Rassasiées et un peu pompettes du vin 'frizzante' (pétillant), on s'élance à grands pas dans tous les kiosques qu'on voit.  C'est que depuis Férrâre, Mylène et moi on s'est découvert une passion sans borne pour les cartes postales de mauvais goût.  Et on n'a pas le choix de toute façon, parce que pour une raison que j'ignore, dans toutes les villes que j'ai visitées en Italie jusqu'à maintenant, les 'belles' cartes postales se font rares.  Ou bien elles ont l'air d'être dans le 'rack' depuis 1989, ou bien elles sont d'une laideur tellement épouvantable qu'il nous faut les acheter.  Miranda avait pas l'air de comprendre, mais elle connaîtra l'illumination un jour.

Mais on ne peut pas faire du tourisme sans visiter un monument, une église, un musée, un parc, une maison natale de quelqu'un, un château, une forteresse, ou photographier des vieilles portes, des petites rues pittoresques ou des statues équestres.  Alors après notre petit lunch, on s'élance vers la cathédrale la plus proche, qui s'adonne à être: LA GRANDE CATHÉDRALE DE PARME!!! Je suis nulle pour décrire des monuments, mais c'est grand, et c'est vieux (construit quelque part au 11e siècle).  À l'intérieur, c'est impressionnant.  Mettons que les plafonds sont plus hauts que dans mon appart, pis une belle job de peinture.  Non mais sérieusement.  Des tas de fresques partout, tellement partout que je savais pas où regarder, tellement partout que j'en ai un torticoli.  

J'ai oublié de vous raconter que sur la piazza devant la cathédrale, une foule d'adolescents (environ une quarantaine) faisaient une bataille d'oreillers à plumes.

Un peu fatiguées on commence à marcher vers la gare, en voulant faire un saut au Teatro Regio (XIXe siècle).  On ne peut pas voir la grande salle, avec les balcons et tout, mais en revanche on arrive pile-poil pour un concert de musique classique gratuit (Prokofiev).  En voulez-vous de l'émerveillement?

Ravies et émerveillées (poil aux pieds, où j'ai mal), on rentre à Bologne vers les 18h.  Basta!

mardi 3 mars 2009

Ma journée de marde au bureau de l'immigration

Brusque retour à la réalité depuis que papa et maman sont partis.

Faisons un saut dans le temps, à la manière de Back To The Future*.  Vous rappelez-vous de cette entrée de blogue où je disais que j'avais reçu un message texte de la police qui me convoquait au bureau de l'immigration le 3 mars à 8h42.  J'étais persuadée qu'ils avaient fait une faute de frappe dans mon message mais Mylène, qui doit passer à travers la même chose que moi, me montre que son rendez-vous à elle est en fin juin, à environ 10h37.  Tout ça pour dire que aujourd'hui, c'est le jour J.  Je me lève à 7h, maudissant mon mal de gorge et mon nez bouché; ça sera une super journée.  Quel temps fait-il? Un temps de cul. 

Le bureau de l'immigration se trouve sur une rue en périphérie de Bologne, dans un coin 'laitte', parsemé de petites usines et hangars beiges et gris.  C'est le genre de style industriel qui peut avoir son charme, mais vu les circonstances, je trouve ça plutôt déprimant.  Surtout que bon, j'ai mal calculé mes distances et j'arrive à 8h50.  Mais je commence à les connaître les italiens, et je me suis dis que s'il y a un pays dans le monde qui n'a aucune ponctualité, c'est bien l'Italie.

Je m'attendais à une salle avec des chaises et des panneaux affichants des numéros, et des guichets, et tout.  Eh bien non.  L'entrée donne sur une petite cour où plein de gens se parlent, brandissent des formulaires, et ont l'air un peu perdus.  Je ne sais pas trop si je dois attendre avec eux dehors mais après 2 minutes d'hésitation je décide d'entrer dans la pièce principale.

Alors à cet endroit il y avait une foule de gens amassés derrière des clôtures de métal (le genre qu'on voit à des concerts, près de la scène) qui n'ont pas l'air de savoir quoi faire.  La salle est complètement dépouillée de toute décoration ou meuble, il y a 3-4 portes qui mènent on sait pas trop où, c'est un bordel total, bienvenue en Italie quoi.  Je me sentais si misérable que j'aurais donné n'importe quoi pour avoir un foulard sur la tête, noué sous le cou, juste pour faire plus "immigrant old fashioned".   Après 10 minutes, je finis par comprendre que ça ne fonctionne pas par numéro, mais par appel de nom.  Et ce que je finis par savoir aussi, c'est que les italiens sont plus ordonnés que je pensais et que j'ai été appellée pendant les quelques minutes précédentes (alors que j'étais occupée à être en retard).  J'ai donc été placée à la fin de la liste.

Je parle à un monsieur qui est vraiment gentil et on intercepte un employé (parce qu'il est évidemment impossible de savoir quoi que ce soit) qui me dit que je peux passer à la file des guichets, comme beaucoup de gens n'ont pas répondu à l'appel.  

J'ai attendu environ 20 minutes aux guichets, essayant de voir si les garçons des guichets semblaient gentils.  C'est qu'au fond, je sais pas vraiment ce que je viens faire ici, et j'ai peur d'avoir oublié des documents, et qu'on se fâche contre moi, en italien en plus.  Mais finalement, ça se passe comme un charme, et le mot est juste parce que je me suis fait cruiser par 3 employés en même temps, visiblement séduits par mes grosses cernes et mes cheveux pleins d'humidité.  Qu'à cela ne tienne! Mes empreintes digitales sont maintenant dans les archives italiennes (ce qui est un peu épeurant).

Toutefois, l'Italie étant ce qu'elle est, je ne pouvais quand même pas revenir chez moi, simplement comme ça, pour récupérer le sommeil perdu.  Non.  Après avoir passé la matinée à attendre, on me dit que je dois aller dans un autre bureau de l'immigration près de la Piazza Maggiore pour faire d'autres empreintes digitales.  Évidemment, je trouve pas le bureau, je me fais "revirer de bord" trois fois, et ai-je précisé qu'il pleuvait à boire debout? Peu importe, je finis par trouver, et à 16h j'ai fini cette journée de merda.

*Les experts en voyages dans le temps savent toutefois qu'il faut à tout prix éviter d'interagir avec quiconque et surtout de se rencontrer soi-même dans le passé car cela pourrait causer des failles spacio-temporelles et éventuellement réduire le monde à néant.

La preuve


Voyez?

Il s'est écoulé bien des jours depuis ma dernière entrée de blog.  Faut m'excuser, mais je recevais de la visite particulière: le babbo et la mamma, qui venaient en Italie passer deux semaines.  Leur itinéraire: Rome, Bologne, Florence, Rome.  On se retrouve sans trop de problème à la gare: bisous et calins.  Je me charge de les reconduire à leur hôtel, qui s'appelle "Accademia" car sur la même rue, un peu plus loin, il y a l'École des Beaux-Arts (Accademia di Belle Arti).  Plus tard, je les amène prendre l'apéro chez Mo', où le babbo se délecte de vin sicilien.  Pour la mamma et moi, j'avais choisi le spritz, petit cocktail très populaire dans le nord de l'Italie, pour l'apéro.  Pour obtenir un spritz, rien de plus simple.  Il existe deux principales versions,  soit vin blanc et campari, soit vin blanc et aperol.  Pour rendre ça plus cute, vous mettez une tranche d'orange sanguine et basta.  Notre premier spritz fut un peu trop amer (beaucoup trop de campari), mais j'en ai pris un autre, cette fois avec de l'aperol, qui était délicieux.  

Pour le reste, je vous fais un résumé de nos activités.  On a beaucoup marché, je leur ai montré la Piazza Maggiore, la fontaine Neptune (avec Neptune dans toute sa splendeur et les petites nymphettes qui font sortir l'eau de leurs seins), l'endroit où j'ai mes cours, les Giardini Margherita (le Parc Lafontaine)... Évidemment, je leur ai aussi montré mon appartement, mes colocs, l'endroit où je fais ma petite prière, etc.

Pendant ces quelques jours, j'ai eu l'occasion de goûter à la fameuse cuisine bolonaise: côtelette bolonaise, boeuf braisé au vin rouge, filet mignon dans une sauce à base de vinaigre balsamique.  Samedi, on est allés dans un petit resto vraiment bien, près de leur hôtel.  C'est là que j'ai pris mon boeuf braisé.  Babbo a pour sa part pris une lasagne qui avait l'air "pas piquée des vers", et la mamma a choisi une assiette "dégustation" qui ressemblait à ça: mousse de jambon, salade d'artichauts avec tranches de parmesan, polenta... avec une petite bouteille de Clemente VII, on s'est vraiment régalés.  

Dimanche, la veille de leur départ, je les invitais à souper chez moi.  D'abord, parce que j'ai pensé que ça serait bien, et aussi, parce que le dimanche, beaucoup de commerces et de restaurants sont fermés.  Pour éviter de marcher trop longtemps et de faire soupirs et babounes, pourquoi ne pas se faire une petite bouffe simple chez fifille? Alors voilà, on a mangé une entrée de prosciutto, et comme plat principal, des tortellini aux épinards et au ricotta, le tout accompagné d'une salade de roquette.  On a pu manger notre dessert (des pâtisseries achetées au café où travaille Julian, avec qui je partage ma chambre) en parlant sur skype avec François.

Ces formidables aventures devaient bien sûr avoir une fin.  Lundi, au-revoirs tristounets sur le quai de la gare.  On se revoit dans 6 mois!  Quand même, j'ai été drôlement gâtée pendant ces jours, et j'ai eu droit à plein de cadeaux le fun: une compilation de rock progressif québécois, un cd mix de françois (vraiment excellent, quoiqu'il saute par moments!), une sélection de lecture alléchante, une canne de sirop d'érable (incontournable), les derniers numéros de Châtelaine et de Coup de pouce (Marie-Chantal Toupin va bien!), bref, Jeannette est contente.

Je me sauve car je dois aller continuer mes démarches d'immigration, mais j'écris sous peu et je mets des photos.